LA GENÈSE DU PROJET

LA GENÈSE DU PROJET

Histoire et implantation du projet de Centre d’Essais Roger Ben Aïm, site unique de recherche, d’expérimentation et de validation des procédés implanté dans l’agglomération d’Agen

L’idée a été lancée en 2013 par l’IFTS, positionnée sur une colline de l’agglomération d’Agen, de développer les activités de l’Institut de la Filtration et des Techniques Séparatives en y ajoutant de nouvelles compétences. Il s’agissait alors d’acquérir de nouveaux moyens d’essais portant sur les techniques de séparation membranaires. Grâce au support de la région et du département, l’IFTS avait déjà équipé son laboratoire de moyens pour analyser finement les solutés à séparer et séparés, ainsi que les milieux poreux membranaires. Mais le souhait était d’élargir les capacités de l’IFTS pour lui permettre de tester des dispositifs de traitement d’eau à des débits proches de la pratique industrielle. L’IFTS devait donc se rapprocher de sources d’eau indisponibles sur sa colline d’implantation. C’est ainsi qu’est né le projet d’une plateforme flexible, prenant place sur un site permettant l’accès à tous types d’eaux.

Le projet de Centre d’Essais Roger Ben Aïm s’installe à Agen

Fort de cette idée, reprise par Jean Dionis du Séjour, maire d’Agen et Président de l’Agglomération d’Agen et Henri Tandonnet, vice-Président de l’Agglomération d’Agen, alors sénateur de Lot-et-Garonne et membre du Comité National de l’Eau, l’IFTS a acquis pour son projet de Centre d’Essais Roger Ben Aïm, un terrain particulièrement bien situé à Agen sur le site du Rouquet. Placé entre l’usine de traitement des eaux potables, et la station d’épuration des effluents de l’agglo d’Agen, l’implantation du projet, dont le chantier a démarré au printemps 2017, par la constitution des réseaux fluides entre les usines et le Centre d’Essais, bénéficiera à la fois d’eaux usées et d’eau potable pour mener à bien des expérimentations à usage des industriels, des traiteurs d’eau et de la recherche dans le domaine. Mener des expériences à large échelle sur des dispositifs de traitement des eaux usées ou potables sera alors possible, grâce aussi au soutien financier de la Région Nouvelle-Aquitaine présidée par Alain Rousset, fervent défenseur du projet, et celui de l’Agglo d’Agen.

Une formidable opportunité pour les industriels

Pour les industriels en quête de validation de nouveaux procédés, l’opportunité est particulièrement intéressante. Non seulement la structure IFTS, association de loi 1901, est une garantie d’indépendance pour les entreprises, du fait d’une gouvernance ouverte et diversifiée mais la promesse de réalisation des essais, sur des eaux réelles et en toute confidentialité, par un organisme de renommée internationale, est bien présente. Le Centre d’Essais Roger Ben Aïm porte le nom du fondateur de l’IFTS, aujourd’hui à la retraite, mais toujours bien actif en tant que conseiller de l’IFTS, personnalité scientifique d’envergure internationale, Professeur des Universités, spécialisée en particulier dans le domaine de l’eau et de la filtration et des membranes.

Les eaux présentes sur le site du CERBA seront :

Pour ce qui est de la production d’eau potable :

  • eau brute de la Garonne, eau brute floculée, eau décantée ou floculée et décantée, eau filtrée sur sable, et/ou sur charbon actif, eau distribuée

Pour ce qui est de l’épuration des eaux résiduaires :

  • Effluent urbain brut, effluent d’assainissement non collectif, liqueur mixte de boues activées, effluent décanté, effluent rejeté
LE CENTRE D’ESSAIS ROGER BEN AÏM

LE CENTRE D’ESSAIS ROGER BEN AÏM

Ce n’est pas une idée à la légère, le Centre d’Essais Roger Ben Aïm de l’IFTS lance son blog. Ce n’est pas une idée à la légère. Accompagner la construction du Centre d’Essais Roger Ben Aïm , et plus tard ses activités, par un blog. Mais, oui, c’est une façon agréable, spontanée et fluide de traiter des infos sur des sujets sérieux. Et de vous donner la parole.

Implanté courant 2018 dans l’agglomération d’Agen, pour être précis sur le site de Rouquet, le Centre d’Essais Roger Ben Aïm est un site d’expérimentation de l’Institut de la Filtration et des Techniques Séparatives. L’IFTS a été créé en 1981 par Roger Ben AÏm, chercheur et professeur d’université, grâce à l’appui, entre autres, de la Chambre de Commerce et d’Industrie, du Conseil Général de Lot-et-Garonne et du District de l’agglomération d’Agen et la Région Aquitaine. L’IFTS est dirigé par Vincent EDERY et présidé par Christophe BONNIN.

Entre l’IFTS, dirigé aujourd’hui par Vincent Edery, par Christophe Peuchot hier, et l’agglomération d’Agen, c’est donc une histoire d’amour qui dure autour des filtres (et non les philtres), des membranes, et autres procédés de séparation entre les liquides et les solides.

Ce n’est donc pas un hasard si le Centre d’Essais Roger Ben Aïm, fruit des réflexions de toute une équipe , s’inscrit dans le territoire de la Nouvelle Aquitaine, partie prenante de ce projet. Terre de l’eau et d’innovation, terre de Montaigne et de ses Essais, la Nouvelle Aquitaine est un terreau fertile. Ce n’est donc pas un hasard si le Centre sera bâti entre une usine d’épuration et une usine d’eau potable.

Le Centre d’Essais Roger Ben Aïm est une station de recherche et d’expérimentation qui évaluera le comportement de pilotes et de matériels industriels sur des eaux réelles de caractéristiques différentes. La station sera raccordée aux eaux sortant de différents ouvrages de deux filières «eau potable» et «eaux résiduaires». Le Centre d’Essais Roger Ben Aïm jouxtera la Garonne et le canal latéral à la Garonne, prolongement du canal du Midi (qui forment ensemble le « canal des deux mers » entre l’Atlantique et la Méditerranée).

C’est là, au pied du Pont Canal qu’un nouveau café-vélo vient d’ouvrir, dans l’ancienne usine d’eau potable d’Agen. Le lieu pittoresque a vocation à recevoir les cyclistes qui empruntent les voies vertes pour des voyages qui les mènent très loin. Tout un symbole pour le Centre d’Essais Roger Ben Aïm dont les vocations internationale et environnementale sont évidentes.

Industriels, traiteurs d’eau, équipementiers, chercheurs, labos, institutionnels, usagers et curieux, ce blog s’adresse à vous et s’enorgueillira de compter avec vos commentaires.

Ensemble, nous suivrons son édification et, ensemble, nous commenterons tous les aspects intéressants de ces techniques qui se nourrissent d’un terroir irrigué de solides connaissances techniques et scientifiques.

LE BÂTIMENT

LE BÂTIMENT

A quoi ressemblera le Centre d’Essais Roger Ben Aïm créé par l’IFTS ?

Le Centre d’Essais Roger Ben Aïm est un laboratoire unique en France qui permettra dès 2018 d’attester les performances de dispositifs de traitement d’eau. A quoi ressemblera-t-il ?

Implanté sur la zone de Rouquet dans la ville d’Agen, le Centre d’essais Roger Ben Aïm, est aligné au Pont canal qui traverse la Garonne.

Le bâtiment, élégant, de couleur bleue, dont la vocation est d’étudier des dispositifs de traitement des eaux, respectera les contraintes spécifiques aux sites inondables. Il sera bâti sur pilotis.

Le rez de chaussée est amménagé en aire de stationnement et permet l’accès, par l’arrière du bâtiment, à un semi-remorque. En plafond, arriveront des sources de fluides et d’électricité nécessaires aux recherches menées sur des skids complets contenairisés et autonomes de grandes dimensions.

Sous la dalle de sol, seront installées des cuves de récupération/neutralisation/contrôle de l’ensemble des effluents avant leur renvoi vers la station d’épuration, ainsi que des cuves de stockage d’eau pluviale ou en provenance de d’usine de traitement d’eau potable.

L’étage comprend, un laboratoire, des bureaux, une salle de réunion et un atelier de mécanique/montage et bien sûr un espace dédié aux expérimentations de dispositifs qui peuvent être hissés avec un monte-charge. Jusqu’à 3 expérimentations peuvent être conduites en même temps. Le toit est végétalisé afin de climatiser au mieux l’espace sous plafond et contribuer à la limitation d’îlots de chaleur dans la zone d’implantation du bâtiment.

Qui finance le bâtiment?

L’agglomération d’Agen participe à hauteur de 75 000 €, la Région Nouvelle Aquitaine et le fonds FEDER apportent quant à eux 375000 euros. Le reste est autofinancé par l’IFTS. Le montant global du projet est de 1,5 M€.

L’INTERVIEW D’ALAIN ROUSSET

L’INTERVIEW D’ALAIN ROUSSET

LA POLITIQUE RÉGIONALE EN FAVEUR DE L’EAU

Questions à Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine

Vous êtes depuis 2016 le président de la Région Nouvelle-Aquitaine qui réunit les anciennes régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes. La Région soutient l’initiative du Centre d’Essais Roger Ben Aïm de l’IFTS, connaissez-vous ce projet et pouvez-vous nous dire ce qui a motivé l’intérêt de la Région pour cette initiative ?

L’Institut de la Filtration et des Techniques Séparatives (IFTS) est une structure que la Région et moi-même connaissons particulièrement bien, puisque cette association a été soutenue dès sa création en 1981, par la Région Aquitaine. Le projet de Centre d’Essais Roger Ben Aïm, de l’IFTS, est bien entendu financé par la Région et je me félicite de la future existence d’un Centre d’Essais sur l’Eau à Agen, qui permettra d’asseoir encore plus l’attractivité économique et scientifique de la Nouvelle-Aquitaine dans la filière industrielle de l’eau. J’ai depuis plusieurs décennies, favorisé l’émergence de Centres Ressources Technologues pour soutenir l’industrie à partir des compétences que ces structures acquièrent auprès des Laboratoires Universitaires par le ressourcement scientifique. L’IFTS est un CRT de renom, labéllisé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, reconnu internationalement. Il a vocation à permettre l’émergence de technologies innovantes dans le domaine des Techniques Séparatives. Le Centre d’Essais Roger Ben Aïm, extension de l’IFTS, jouera ce rôle dans le domaine spécifique du traitement de l’eau (eaux usées, eaux potables, eau pluviales…) en permettant à des industriels de tester leur matériels dans leur cycle de développement.

La Nouvelle-Aquitaine veut s’affirmer comme une terre d’eau. Les concertations organisées cette année, accompagnées d’états des lieux, ont permis d’en saisir les enjeux. Quel constat personnel faites-vous ? Quels sont les dossiers majeurs liés à l’eau que vous allez porter et avec quelle priorité ?

L’eau est un élément universel et fondamental pour la vie, mais il n’est malheureusement pas disponible en quantité illimitée. Il est ainsi primordial de préserver cette ressource tout en permettant des usages équilibrés. C’est pour cette raison que j’ai souhaité mener une large concertation à laquelle l’ensemble des parties-prenantes de l’eau, dont l’IFTS au travers du Cluster Eau et Climat, ont pu prendre part.

L’état des lieux scientifique mené n’a fait que renforcer mes craintes quant à l’impact du changement climatique sur la ressource en eau. En effet, les évolutions du climat (hausse des températures, modifications des régimes de précipitations, baisse des débits moyens des cours d’eau…) vont avoir des conséquences non négligeables sur les usages de l’eau (eau potable, usages économiques, …). Aussi, il est nécessaire de faire de l’eau une question centrale de l’adaptation au changement climatique. La disponibilité et la qualité de l’eau représentent deux des principaux défis des prochaines années. L’IFTS et son futur centre d’essai auront un rôle essentiel à jouer sur la question du traitement de l’eau en particulier pour gérer le sujet émergent des micropolluants des eaux urbaines (résidus médicamenteux et composés chimiques divers).

Pour renforcer leurs actions plusieurs organisations ayant un lien avec l’eau se sont regroupées dans le pôle Aqua Valley. Les pôles et les clusters, comme par exemple celui créé à Agen intitulé Eau et Climat sont-ils à votre avis des structures efficaces de promotion et de valorisation des savoirs ?

L’attractivité économique de la Nouvelle-Aquitaine dépend en grande partie de la compétitivité de ses filières industrielles. Pour soutenir leur développement, le Conseil régional  développe une politique volontariste qui repose sur une connaissance du monde des entreprises et sur son rapprochement avec les univers de la recherche et de la formation. Les clusters sont de réels facilitateurs pour que ces synergies et coopérations naissent et se développent.

Nous sommes riches, en Nouvelle-Aquitaine, d’entreprises qui œuvrent et innovent dans le domaine de l’eau. Aussi, j’ai souhaité, au regard des échanges que j’ai pu avoir avec les acteurs économiques de l’eau, soutenir une réflexion qui s’engage autour de la création d’un cluster ou d’une fédération de cluster sur l’eau. Un état des lieux des forces-vives en région est en cours (l’IFTS, avec son futur Centre d’Essais Roger Ben Aïm, est bien sûr identifiée comme l’une d’entre elles); il va permettre d’identifier les coopérations possibles.

Le Centre d’Essais Roger Ben Aïm, au travers de l’IFTS, est soutenu par l’Europe. Quelle sera l’action de la Région en ce qui concerne l’eau auprès de l’Europe ? Quel impact sur l’industrie et sur la vie des citoyens ?

Ne serait-ce qu’au travers de son rôle d’autorité de gestion des fonds européens, la Région dialogue régulièrement avec les instances européennes. Or comme je l’ai évoqué ci-dessus, nous sommes devant des défis importants en matière d’eau et de ses usages. Aussi la Région portera ces défis au niveau européen afin que soient pris en compte les besoins d’accompagnement, notamment des acteurs économiques, pour s’adapter aux effets induits du changement climatique sur la disponibilité de la ressource et sa qualité. La Région a l’autonomie de mobiliser, par le FEDER, des fonds européens pouvant être sur des thématiques liées à l’eau comme cela a été fait pour une part du financement du Centre d’Essais Roger Ben Aïm.

Peut-on considérer que les régions françaises agrandies constituent une nouvelle forme de pouvoir, plus puissante et plus efficace ? Que peut faire la Région pour améliorer la gestion de l’eau ?

Les Régions prennent en effet depuis plusieurs années une place importante et deviennent incontournables sur le secteur économique. Le transfert de l’autorité de gestion des fonds européens par l’Etat est une réelle reconnaissance de l’action que les Régions peuvent mener en proximité. En ce qui concerne la question de l’eau, je souhaite, compte tenu du rôle essentiel que va jouer demain cette ressource, que la Région Nouvelle-Aquitaine en soit un acteur majeur. Elle doit en particulier accompagner le développement et l’animation d’une gouvernance de proximité au plus près des acteurs de terrain.

L’environnement, le développement durable, sont des thématiques désormais bien installées dans les têtes des Français. Quelle priorité accordez-vous au plan régional à ces thématiques ? Est-ce suffisant ?

La diversité des milieux, de la faune et de la flore, la diversité des paysages, sa dominante rurale, font de notre Région un territoire attractif. Toutefois, nous savons que nombreuses pressions pèsent aujourd’hui sur l’environnement, ne serait-ce que du fait du changement climatique et de ses impacts. C’est pourquoi, nous souhaitons au travers de nos différentes politiques être des catalyseurs de la transition énergétique et écologique. C’est ainsi que nous soutenons de nombreuses initiatives pour le développement des énergies renouvelables (stockage, …) ou bien des actions en faveur de la préservation des écosystèmes avec par exemple la création d’un projet scientifique inédit autour de la biodiversité; le GIEC biodiversité néo-aquitain.

Pensez-vous que le Centre d’Essais Roger Ben Aïm puisse être un atout régional, voir national et international et pourquoi ?

Je ne peux que me féliciter du développement d’un nouveau centre de recherche sur l’eau en Nouvelle-Aquitaine. Bien entendu, ce centre a vocation à rayonner aussi bien localement que nationalement mais devra également se projeter à l’international pour valoriser ses savoir-faire et compétences.

Serez-vous présent à l’inauguration du Centre d’Essais Roger Ben Aïm en 2018 ?

Bien entendu, ce sera avec joie que je répondrai à l’invitation de l’inauguration de ce centre.

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Contact presse

Rachid Belhadj

05 57 57 02 75 – presse@nouvelle-aquitaine.fr

Facebook : Région Nouvelle-Aquitaine – Twitter : @NvelleAquitaine

 

L’IFTS ET L’INNOVATION

L’IFTS ET L’INNOVATION

L’Institut de la Filtration et des Techniques Séparatives, IFTS, support de l’innovation industrielle

Lorsqu’une recherche est lancée, on peut imaginer qu’elle conduira, à terme, à une application industrielle. A l’inverse, les industriels qui mettent en place de nouveaux produits ou de nouveaux procédés ont parfois besoin de la recherche pour résoudre certaines de leurs difficultés. A la fois centre de recherche et plateforme d’essais et d’analyses, l’Institut de la Filtration et des Techniques Séparatives (IFTS), créé en 1981, et sa prochaine extension, le Centre d’Essais Roger Ben Aïm dédié à l’eau qui sera construit en 2018 à Agen, s’inscrivent dans cette logique d’échange de services et de partenariat. L’IFTS, structure associative, propose ses services aux fabricants et utilisateurs d’équipements de séparation (liquide-solide , gaz-solide) y compris internationaux. L’IFTS compte un grand nombre d’adhérents industriels dans sa gouvernance : Ils sont aussi les clients de l’Institut.

Panorama des supports de l’innovation instaurés par l’IFTS pour répondre à la demande spécifique des entreprises.

1 – Quand l’industriel japonais Hitachi Zosen choisit l’IFTS

S’il fallait évoquer un choix exemplaire, nous citerions celui effectué, en 2013, par la société japonaise Hitachi Zosen. L’entreprise, qui développe ses activités dans les domaines du génie civil , de l’énergie, de l’eau, est une importante industrie nippone cotée en bourse. Elle a développé un procédé de traitement tertiaire en sortie de station d’épuration. Hitachi Sozen a besoin d’une certification pour lui permettre d’exporter sa technologie. Elle a confié à l’Institut de la Filtration et des Techniques Séparatives une installation pilote de grande taille fabriquée au Japon avec pour mission de l’assembler, de l’installer et de la tester pendant un an sur le site de la station d’épuration de Rouquet, appartenant à l’agglomération d’Agen et exploitée par le groupe français Veolia, membre de l’IFTS et avec qui un partenariat a été signé. Selon l’industriel japonais, l’IFTS était l’acteur «le plus adapté au monde» pour réaliser ce type d’essais dans l’intention de lui permettre devenir acteur d’une nouvelle filière de réutilisation des eaux usées.

Cet essai a préfiguré le projet d’implantation qui, en 2018, verra le Centre d’Essais Roger Ben Aïm, s’ériger entre la station d’épuration et l’usine de traitement d’eau de l’agglomération d’Agen et dont nous suivrons les avancées dans ce blog.

2 – Des équipements d’essais qui répondent à de nouveaux besoins

Désireux de répondre à la demande pointue des industriels, l’IFTS ne cesse de s’équiper en moyens d’essais, de mesures et d’analyses conçus et réalisés par lui ou achetés auprès d’industriels constructeurs de matériels de séparations liquides-solides ou de matériels de caractérisation. En 2016 et 2017, plusieurs équipements sont venus enrichir les laboratoires, soit pour qualifier ou certifier des filtres, soit pour mener des études de coagulation, floculation, décantation, flottation, centrifugation, filtration, séparation sur membranes ou encore pour analyser des solides et des fluides. L’IFTS conçoit ainsi des bancs d’essais permettant l’optimisation du traitement des boues ou la caractérisation des membranes, à l’aide du Poromètre Fluide-Fluide notamment.

11 nouveaux instruments à l’IFTS

  • Enceinte climatique d’1m³ pour des essais à très basse ou très haute température sur des filtres ou autres éléments : automobile, aérospatiale, industrie
  • Pot vibrant pour essais filtres : automobile, aéronautique, US Army
  • Edge : Electromechanical Droplet GEnerator générateur électromagnétique de gouttelettes d’eau pour essai d’efficacité de séparation eau / gazole sur filtres à carburant
  • Centrifugeuse à haute vitesse et haute température pour clarifier des produits délicats à traiter : produits huileux et pétroliers
  • Microscope électronique à balayage couplé à une sonde EDX (Energy Dispersive X-Ray) (acquisition subventionnée par la Région Nouvelle-Aquitaine) pour observer et mesurer à de très petites tailles, de très petits pores, et microanalyse chimique : particules, fibres, dépôts, media poreux, membranes filtrantes.
  • Caractérisation affinée de distribution de tailles de pores d’une membrane grâce au Poromètre Fluide-Fluide IFTS.
  • Nouveau compteur automatique de particules, il quantifie la pollution particulaire de fluides hydrauliques et de carburants.
  • Granulomètre à diffraction laser dédié à la caractérisation de la taille des particules dans les échantillons de suspensions aqueuses : fluides liquides, gouttes d’eau dans le gasoil.
  • Mini filtre presse de laboratoire (fournisseur FAURE EQUIPEMENTS) approvisionné par l’IFTS, permet d’alimenter de manière tangentielle, à partir d’un réservoir, 1 à 4 cellules de filtration en série : étude de décollement de gâteaux de boues industrielles
  • Filtre presse chauffant Rollfilt (fournisseur REISSER) permet d’étudier l’aptitude des solides à être traités par filtration-compression assistée thermiquement : déshydratation de gâteaux de boue urbaine ou industrielle
  • Décanteuse centrifuge à vis racleuse : pour des essais en laboratoire pour étudier la décantation centrifuge des produits de fabrication ou des boues.

3 – Trois thèses supervisées par l’IFTS au profit des adhérents

Cette année, ils sont 2, et bientôt 3, thésard(e)s à rejoindre l’IFTS pour mener des travaux innovants, ce qui démontre l’important effort réalisé par l’IFTS au bénéfice de ses adhérents et pour se maintenir à la pointe de la recherche.

  • Caractériser et simuler la GDL, barrière de diffusion gazeuse, incluse dans les piles à combustibles. Groupe «Séparation sur membranes», sujet : Porométrie – Otman MAALAL Thèse en collaboration avec les universités de Toulouse et de Bordeaux
  • Etude de la sensibilité des filtres à l’effet de la forme des cristaux de glace formés dans le carburant – Groupe « Essais de filtres » – sujet : essais de givrage de filtres à carburant aéronautiques – Thèse en partenariat avec l’Université de Grenoble et Météo France
  • Combinaison des actions mécaniques et des actions thermiques pour récupérer des molécules à valeur ajoutée à partir de matrices végétales. Groupe « Procédés de séparation » – sujet Extraction solide-liquide sous champ centrifuge et sous micro-ondes – Alice ANGOY, Thèse en collaboration avec l’ I2M Bordeaux – Université et l’INRA Avignon

4 – Préserver les nappes, réutiliser et valoriser les eaux usées

L’IFTS est un membre actif du cluster « Eau et adaptation au changement climatique». L’objectif partagé par les acteurs de ce cluster est de développer une dynamique de recherche et d’innovation des PME du territoire et de faciliter un accès à de nouveaux marchés. L’un des premiers sujets concerne l’agglomération d’Agen : comment mieux utiliser les eaux pluviales et les eaux usées de façon à permettre une utilisation de l’eau en saison chaude et sèche pour minimiser les effets néfastes des canicules ? Pour ce faire, le cluster développe les outils de gestion, de distribution de l’eau, de fertilisation de précision en agriculture, et cherche des solutions pour refroidir et climatiser les villes de façon naturelle et durable de façon à préserver le confort et la santé des populations vis-à-vis des excès du climat.

Concrètement, l’IFTS contribue à développer des avaloirs dépolluants (dispositif destiné à recueillir les eaux de ruissellement, installé sous des bouches d’égouts) pour faire un premier traitement des eaux pluviales. L’équipement sera employé lors du programme de réinjection de ces eaux dans les nappes aquifères. Cette méthode est une première étape de traitement des eaux pluviales avant leur possible récupération dans la nappe. Le prototype a déjà été testé sur le site d’Arcachon.

LIEN : http://www.sudouest.fr/2013/11/08/l-avaloir-qui-depollue-a-la-source-1223277-2733.php

L’IFTS : une histoire de séparation entre liquides et solides

L’IFTS, Institut de la Filtration et des Techniques Séparatives, est une association à but non lucratif fondée en 1981 sur un projet présenté par Roger Ben Aïm avec le soutien initial du ministère de la recherche et de la technologie. Carrefour entre la recherche et l’industrie, l’IFTS est un centre de référence international, au service des fabricants et des utilisateurs d’équipements de séparation liquide-solide. A la fois, centre de recherche et plate-forme d’essais et d’analyses, l’IFTS est reconnu pour sa rigueur et son indépendance, notamment au travers de son accréditation ISO 17025 par le COFRAC, qui lui permet de garantir la validité de ses propres méthodes d’essais, et la certification de son système de management de la qualité selon le référentiel ISO 9001:2008.