Discours de Vincent EDERY – Conférence de presse du 30/04/2018

Monsieur le Maire, Monsieur le représentant du Département, Monsieur le représentant de la Chambre de Commerce, Monsieur le 1er Vice-Président de l’Agglomération d’Agen, Mesdames et messieurs les journalistes, Monsieur le Président d’honneur et fondateur de l’IFTS,

Je tiens tout d’abord à vous remercier pour votre présence aujourd’hui, veille du 1er Mai, pour avoir fait le déplacement sur ce site où se construit en ce moment même l’avenir de notre Institut, l’IFTS, l’Institut de la Filtration et des Techniques Séparatives.

Lorsqu’en 2012, nous nous sommes réunis sur ce même site avec le sénateur Henri Tandonnet et les services Techniques de l’Agglomération d’Agen, nous étions déjà tous animés de la ferme conviction que pouvait se créer ici un lieu unique en France qui pourrait servir les intérêts de l’Industrie du traitement de l’eau.

Rendez-vous compte

A quelques mètres de nous, coule la Garonne, d’où l’eau est pompée pour produire l’eau que boivent les habitants d’Agen, dans l’usine qui est juste devant nous, et où elle retourne, après traitement par la station d’épuration qui est juste derrière. Fait exceptionnel, ces deux usines sont distantes de 200 m alors que d’habitude, une ville les sépare.

Alors la tentation était grande, au moment où l’IFTS avait décidé de lancer son axe de développement stratégique sur les procédés de séparation membranaires, de créer un site d’expérimentation utilisant cette matière première disponible en abondance.

5 ans après, le projet un peu fou de construction d’un centre d’essais dédié à l’eau et ses traitements voit enfin le jour.

Alors de quoi s’agit-il ?

D’abord un nom pour exprimer la vocation du Centre :

Au fil du temps, l’eau et ses différents états sont devenus une constante source d’étude dans le parcours de Roger Ben Aïm. Sa connaissance approfondie des techniques de filtration et de séparation liquides solides en ont fait un expert de premier plan. Fondateur dès 1981 de l’IFTS, président d’honneur et conseiller scientifique de cet Institut, il siège à son conseil d’administration et à son conseil scientifique dont il est encore cette année le président, il était donc logique et normal que nous lui demandions s’il voulait bien accepter de prêter son nom à ce nouveau Centre d’Essais sur l’eau. Il est présent avec nous ce matin ; comme à toutes les étapes clefs du développement de l’IFTS, et je le remercie encore de nous accompagner de manière si désintéressée depuis tant d’années.

Une vocation ensuite

Le Centre d’Essais Roger Ben Aïm est donc un site d’exception pour la recherche, l’expérimentation et la validation des procédés de traitement de l’eau. Sa mission : valider des installations conçues pour produire des eaux propres ou de traiter des eaux usées. Le Centre d’Essais Roger Ben Aïm dont la superficie est de 360 m2 au sol, est le second site d’essais de l’IFTS qui dispose par ailleurs de 3500 m2 de laboratoires à Foulayronnes, sur une colline 3.5 km plus au nord d’Agen.

Avec l’aide du Centre d’Essais Roger Ben Aïm, il sera désormais possible d’évaluer le comportement de matériels, sur des eaux réelles de caractéristiques différentes. En parallèle, des recherches menées par des équipes françaises et internationales, comportant des essais sur des eaux naturelles ou à divers stades de traitement, pourront être effectuées.

Peu de Centres d’Essais en France offrent autant d’avantages géographiques et techniques. Les clients industriels de l’IFTS qui souhaitent réaliser, pour leur compte, des études confidentielles, pourront le faire dans le cadre du Centre d’Essais Roger Ben Aïm. Les chercheurs et doctorants de laboratoires universitaires, souvent amenés à travailler pour l’industrie, pourront réaliser des expérimentations sur des périodes de temps significatives.

La mise en service du Centre d’Essais Roger Ben Aïm est envisagée dès la fin de l’année 2018 pour un fonctionnement pleinement opérationnel en début d’année 2019.

Quelles sont les caractéristiques techniques du Centre

Des eaux naturelles, des eaux potables ou des eaux usées arrivent par un réseau de tuyauteries enterrées et connectées au Centre d’Essais Roger Ben Aïm.
Près de 2,5 km de tuyaux ont été enfouis sous terre et passent sous la toute nouvelle piste cyclable qui agrémente maintenant les berges de la Garonne.

Seront prélevées et acheminées par ces tuyauteries pour la recherche, l’expérimentation et la validation des procédés de traitement :
En provenance de l’usine de production d’eau potable de la ville : des eaux douces et des eaux de consommation humaine à divers stades de leurs traitements

  • Eau brute de Garonne
  • Eau de forage profond (lorsqu’utilisée par l’usine)
  • Eau floculée et décantée
  • Eau de lavage des filtres à sable et des filtres à charbon actif
  • Eau de sortie d’usine de production d’eau potable
  • Eau pluviale

En provenance de l’usine de la station d’épuration : Eaux prélevées pour des essais en vue de l’épuration des eaux résiduaires à divers stades de leurs traitements

  • Effluent urbain brut dégrillé, décanté, déshuilé
  • Eaux usées traitées en sortie de station d’épuration
  • Boues activées acheminées, celles-ci, par camion hydrocureur

Le Centre d’Essais Roger Ben Aïm est particulièrement conçu pour accueillir et tester, à des débits allant jusqu’à 10m3/h, des dispositifs pilotes, semi-industriels ou industriels dans le cadre d’études confidentielles

A qui s’adresse le Centre d’essais Centre d’Essais Roger Ben Aïm ?

La plupart des secteurs industriels sont concernés par les services du Centre d’Essais Roger Ben Aïm parmi lesquels l’environnement (incluant le traitement des eaux), l’agroalimentaire, la pharmacie, la chimie, la papeterie, l’automobile,…
Le Centre d’Essais Roger Ben Aïm s’adresse aussi bien aux industriels qu’aux traiteurs d’eau pour tester les performances d’équipements dans des conditions favorables et permettre des extrapolations sûres.
Pour les industriels, il s’agit de faire valider de façon indépendante et dans des conditions maîtrisées, leurs innovations.
Pour les acteurs publics du secteur de l’eau, il s’agit de connaître les performances des matériels neufs proposés par leurs fournisseurs avant recommandation ou achat.

Qui finance le projet ?

L’agglomération d’Agen participe à la construction au bâtiment à hauteur de 75 000 €, la Région Nouvelle-Aquitaine et le fonds FEDER apportent, quant à eux, 375 000 euros. Le reste est autofinancé par l’IFTS. Le montant global du projet s’élève à 1,6M€.

Je veux remercier ici Monsieur le Président de la Région Nouvelle Aquitaine qui a soutenu personnellement cette initiative et surtout la mairie et l’Agglomération d’Agen par son Président et 1er Vice Président notamment, sans qui ce projet n’aurait jamais vu le jour.

Je vous invite maintenant, si vous le voulez-bien, à faire un petit tour du propriétaire avant de nous réunir au café Vélo où Monsieur le Maire fera une prise de parole et où vous, mesdames et messieurs les journalistes pourrez poser toutes les questions que vous souhaitez.

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